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notre histoire

SIRELLE EST NÉE D'UN ROCHER À PORQUEROLLES.

L'histoire d'une marque pensée pour celles qui n'ont jamais eu de bonne solution.

CHAPITRE 1 — 2010

J'AVAIS 12 ANS, ET UN TAMPON QUI GONFLAIT DANS L'EAU.

Je faisais de la natation synchronisée depuis l'enfance. Plusieurs entraînements par semaine, des chorégraphies répétées des dizaines de fois, l'eau comme deuxième élément naturel.

Le jour où j'ai eu mes règles pour la première fois en compétition, on m'a tendu un tampon. Je l'ai mis. Je ne savais pas faire autrement.

Je me souviens encore de la sensation. Cette douleur sourde, ce corps étranger coincé en moi. Et surtout, ce moment particulier où je suis entrée dans l'eau : sentir le tampon se gorger, se dilater, gonfler. C'est une sensation qu'on n'oublie pas. Le retirer ensuite, c'était presque pire.

Cette nuit-là, j'ai pensé à une chose, et une seule : je suis condamnée à vivre ça toute ma vie si je continue.

J'avais 12 ans. Personne ne m'avait dit qu'il pouvait y avoir une autre solution. Pour une bonne raison : il n'y en avait pas.

CHAPITRE 2 — 2010-2017

"J'ÉTAIS MALADE." C'EST CE QU'ON DISAIT.

J'ai continué la natation pendant 7 ans. Au début par passion, à la fin par habitude. Et pendant 7 ans, à chaque cycle qui tombait au mauvais moment, j'inventais.

"Je ne me sens pas bien." "J'ai un examen." "Je suis malade."

Tout, sauf la vérité. Parce que la vérité, c'était trop intime, trop gênant, trop sale à dire à voix haute. Surtout à 13, 14 ans. Surtout entourée d'autres filles plus âgées, qui avaient déjà l'habitude et qui savaient gérer.

La honte silencieuse, c'est ça : subir un moment honteux sans pouvoir en parler à qui que ce soit, et montrer que tout va bien alors qu'au fond, on est hyper gênée. C'est sourire à ses coéquipières en s'asseyant au bord du bassin. C'est dire "non, vraiment, ça va" en regardant les autres rire dans l'eau. C'est cette double vie permanente qu'on apprend à mener dès l'adolescence.

Toutes les femmes connaissent cette honte. Beaucoup ont arrêté quelque chose à cause d'elle. Un sport, une sortie, un voyage, un rêve. Sans même se rendre compte qu'elles s'auto-excluaient.

CHAPITRE 3 — ÉTÉ 2024

PORQUEROLLES. UN ROCHER. UN RAS-LE-BOL.

Je suis devenue comptable. Chaque année, à la fin de la période fiscale, mon patron offre à l'équipe une journée pour souffler. Une journée à la mer. Et chaque année — chaque année — cette journée tombe pile au mauvais moment dans mon cycle.

En 2024, on est allés à Porquerolles. Bateau, plage, restaurant. Un de ces lieux dont on rêve toute l'année.

Et moi, j'ai fait la moitié des choses. Je suis montée sur le bateau, j'ai mangé au restaurant. Mais quand les autres sont entrés dans l'eau, je suis allée m'asseoir sur un rocher, à l'ombre. Comme une idiote. Comme à 12 ans. Comme à 14, à 16, à 20. Encore.

Et c'est là, sur ce rocher, que j'ai eu cette pensée bête mais lumineuse :

"On est en 2024.
On a inventé les cryptomonnaies, les NFT, les voitures qui se conduisent toutes seules.
Et la seule chose qu'on propose aux femmes pour aller dans l'eau, c'est un tampon ?"

J'ai sorti mon téléphone. J'ai cherché "maillot de bain menstruel". Ça existait. Ouf. Mais quand j'ai regardé ce qui existait, j'ai eu un autre choc : c'était laid. Médical. Triste. Rien qu'on aurait envie de porter pour autre chose que se cacher.

Je suis rentrée à Marseille le soir-même avec une idée fixe. Si personne ne le fait beau, je vais le faire moi-même.

CHAPITRE 4

SIRELLE. SIRÈNE × ELLE.

J'ai cherché un nom qui raconte deux choses à la fois.

La sirène — pour l'eau, le mouvement, le mythe. Pour cette créature mi-femme mi-mer qui a toujours fasciné parce qu'elle ne se choisit pas entre deux mondes. Elle vit dans les deux.

Et elle — la femme. Toi. Moi. Toutes celles qui, depuis trop longtemps, doivent choisir.

Sirelle, c'est le mélange des deux. Une marque qui te dit : tu n'as pas à choisir entre ton corps et ta vie. Tu peux être les deux, en même temps, sans excuses.

CHAPITRE 5

JE FAIS ÇA POUR LA FILLETTE QUE J'ÉTAIS.

Quand je conçois une pièce Sirelle, je pense à une seule personne.

Une fille de 12 ans, en maillot, au bord d'un bassin, qui vient d'avoir ses règles pour la première fois et à qui on tend un tampon en lui disant "tiens, mets ça". Sans alternative. Sans douceur. Sans choix.

Cette fille, je la connais. Elle a passé 12 ans à se taire, à mentir, à s'asseoir au bord, à manquer des moments qu'elle ne récupérera jamais. Elle, et toutes les autres comme elle.

Sirelle, c'est pour elle. C'est pour la version de moi qui n'avait pas de solution. Et pour toutes celles qui méritent qu'on leur en propose une, vraie, belle, pensée pour leur corps et pas contre lui.

CHAPITRE 6 — DEMAIN

CE QU'ON VEUT CHANGER.

Sirelle, ce n'est pas qu'un maillot de bain. C'est une promesse plus grande, qu'on déploie pièce par pièce, contenu par contenu, conversation par conversation.

MIEUX VIVRE SON CORPS

Proposer des protections en matières naturelles au contact direct de la peau. Parce qu'aucun produit qu'on porte des heures contre soi ne devrait être 100% chimique.

MIEUX COMPRENDRE SON CYCLE

Éduquer, vulgariser, partager. Le cycle menstruel n'est pas un défaut à cacher : c'est une réalité physiologique qu'on a le droit de connaître, comprendre, et avec laquelle apprendre à vivre.

NE PLUS S'AUTO-EXCLURE

Faire en sorte qu'aucune fille, aucune femme, ne renonce plus jamais à un moment de sa vie à cause de ses règles. Pas une nage, pas un voyage, pas un cours de yoga, pas une journée plage entre amis.

LIBRE, MÊME PENDANT TES RÈGLES.

Ce n'est pas un slogan. C'est une promesse qu'on tient, fibre par fibre, pièce par pièce.

Bienvenue chez Sirelle.

— Méjeane, fondatrice